Organisation (L'OPEP)
L'organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est une organisation intergouvernementale de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche à la production de pétrole, son prix et les futurs droits de concessions. Elle a été créée le 14 septembre 1960, lors de la conférence de Bagdad pour pallier la baisse du prix du baril (à l'époque, moins de 5 dollars américains). Son siège se situe alors à Genèven en Suisse. Depuis le 1er septembre 1965 le siège se trouve à Vienne en Autriche. Son secrétaire Général est Abdalla Salem El-Badri.
Seulement cinq pays en était membres : l'Arabie Saoudite, l'Iran, l'Irak, le Koweït et le Venezuela. Aujourd'hui sept autres pays ont rejoint l'OPEP. En 2008, le président de l'OPEP était le ministre algérien de l'Energie et des Mines Chakib Khelil. Le cours du baril de pétrole, en date du 18 novembre 2009 est à 53.57 euros. Le cours du baril du pétrole à New-York en dollars est de 79.69 $
Pourquoi est née l'OPEP ?
Afin de pouvoir influer sur le cours du pétrole ; qui dans les années 1950-1970 était dirigé par les compagnies pétrolières qui imposaient leurs prix aux pays producteurs ; ces derniers ont décidé de se regrouper. Etant maîtres de leur production, les pays producteurs peuvent de cette manière influencer le cours du baril de pétrole et ainsi augmenter leurs revenus.
Quel est son fonctionnement ?
L'OPEP cherche à réguler la production et le prix par un effort coordonné de ses pays membres, notamment en instaurant un système de quotas de production. Les membres constituent donc un cartel de producteurs. Ils se mettent d'accord sur la quantité de pétrole exporté, ce qui influence le prix du marché. Les décisions de l'OPEP ont une importante influence sur le cours mondial du pétrole. Jusqu'à la Guerre du Golfe de 1990-1991, le président irakien Saddam Hussein demandait à l'OPEP de monter les cours du pétrole afin d'aider l'Irak et d'autres pays membres à résorber leur dette.
Les pays membres
Les 13 pays membres (2 nouveaux depuis le 1er janvier 2007) sont :
Afrique
Algérie
Premier pays à avoir réussi à nationaliser son industrie d'hydrocarbures le 24 février 1971, l'Algérie reste um membre important et stratégique de l'OPEP.
Angola
L'un des plus grands terrains d'exploitations pétrolières des dix dernières années, le pays affiche une croissance de production à deux chiffres. Néanmoins, la structure de son industrie pétrolière n'est pas celle des membres de l'OPEP : le secteur est presque entièrement aux mains des multinationales et le taux de déplétions de ses gisements est élevé.
Lybie
La production de ce pays devrait fortement repartir à la hausse dans les années qui viennent, la levée des sanctions occidentales permettant de nouveaux investissements. Le pays offre un bon potentiel d'exploitation, sa place dans l'OPEP devrait donc progresser.
Nigéria
Le Nigéria est un membre assez remuant de l'organisation. Sa production augmente fortement grâce à des développements en offshore profond, et le pays dépasse assez souvent son quotas. Il a plusieurs fois exigé l'augmentation de son quota sous la menace de quitter l'OPEP : elle est presque entièrement aux mains des multinationales.
Moyen-Orient
Arabie saoudite
Le leader historique de l'OPEP s'appuie sur les plus vastes réserves de pétrole conventionnel du Monde, son statut de plus grand producteur et exportateur et le fait qu'il concentre presque toute la capacité de réserve.
Emirats arabes unis
Seul Abou Dabi est réellement membre de l'OPEP. Les émirats sont une confédération crée en 1972, les autres émirats ne se considèrent pas liés par les quotas - mais leur production est de toute façon faible et en déclin.
Irak
Le statut de l'Irak est en quelque sorte en suspens depuis le conflit récent. Le pays est encore nominalement membre de l'OPEP, mais n'est plus inclus dans les quotas.
Iran
L'Iran est un pilier historique de l'OPEP et démontre à nouveau aujourd'hui sa détermination à utiliser l'arme pétrolière comme moyen de pression contre les Etats-Unis d'Amérique.
Koweït
Ce pays à la particularité d'avoir des réserves concentrées en grande partie dans un seul gisement. Ce gisement semble avoir atteint le pic de production et les réserves officielles sont largement contestés, y compris à l'intérieur du pays, dans un contexte de grands changements politiques.
Qatar
Les réserves de brut conventionnelle de ce pays sont relativement modestes et la production devrait décliner dans un avenir proche. Elle sera largement remplacée par le gaz naturel, les condensats et le brut de synthèse fournit par le North dome, plus grand gisement gazier du monde, mais ces produits échappent aux quotas de l'OPEP.
Amérique du Sud
Equateur
Ce pays revient dans l'OPEP après l'avoir quitté en 1992. C'est un petit producteur de pétrole par rapport aux autres membres, mais ses réserves sont relativement importantes (environ 5 milliards de barils).
Venezuela
Sous la présidence d'Hugo Chavez, ce pays a pris un rôle bien plus actif dans l'OPEP, contribuant à redonner à celle-ci son statut d'arme géopolitique. Le pays tente actuellement de classer en "réserves prouvées" ses vastes réserves de sables bitumineux.
Asie du Sud-Est
Indonésie
La production de pétrole indonésienne est en déclin depuis 1997 et le pays est devenu importateur net. Son appartenance à l'OPEP n'a donc plus de sens et en mai 2008 le gouvernement a officiellement annoncé son retrait de l'organisation.






































